Juin 2016 : 3 mois avant l’opération

L’heure de mon premier rendez-vous avec mon chirurgien esthétique – le docteur N. – a sonnée…

J’ai eu la chance de ne pas avoir à véritablement me faire du souci côté budget – mais je ne veux pas investir plus de 3 000 euros. Esthétiquement, je sais ce que je veux – et surtout, ce que je ne veux pas.

Le plus dur aura été de trouver « le » praticien. C’est-à-dire la personne suffisamment expérimentée, sérieuse – et dotée d’un sens esthétique certain – pour que j’ose sauter le pas.

Comme une grande majorité de gens, j’ai débuté mes recherches sur internet. Domiciliée à Bordeaux, j’ai d’abord songé à m’y faire opérer – mais je deviens hésitante lorsque je lis ce genre de choses : « Je n’irais jamais, oh grand jamais, me faire opérer ailleurs qu’à Paris ! ». J’ai donc en premier lieu glané quelques noms en ligne. Avant de vite déchanter. Pour untel, le docteur X est « Formidable  ! », tandis que pour un autre, le même médecin l’a totalement défiguré et a fichu sa vie en l’air… Je note que les caricatures du « chirurgien esthétique » –  pédant, bling-bling et qui roule en Porsche – ne manquent pas. Je tombe même sur un toubib qui émet de faux avis sur ses compétences sur un site  médical, se faisant passer pour un mannequin belge qui ne voit que par lui. Manque de bol, l’escroc ne se rend pas compte qu’il signe un de ses  commentaires de son nom de praticien. Vient le pompon : j’apprends qu’un chirurgien esthétique de Bordeaux a été condamné par le tribunal – mais je  ne parviens pas à connaître son identité. Bref, je suis à deux doigts d’abandonner mon projet de nouveau nez… Sans compter que j’ai lu une myriade de  témoignages de rhinoplasties ratées…

 Coup de chance, ma mère vient d’être opérée par un ponte bordelais. Je lui demande conseil, par l’intermédiaire de celle-ci. Elle me rapporte un nom,  griffonné sur un bristol. Selon ledit médecin, ce chirurgien est totalement digne de confiance et « a l’œil » : exactement ce que j’attends. J’effectue des  recherches sur Google. Je ne lis rien de dithyrambique à propos dudit médecin ; rien de catastrophique non plus. En fait, il n’y aucune info sur lui ;  hormis sur le site de l’ordre des médecins, où je peux vérifier que le monsieur est bien diplômé. Je prends rendez-vous – après tout, cela ne m’engage  encore à rien.

Trois semaines plus tard, me voilà donc dans le cabinet du docteur N. Je réalise à peine.

Depuis deux ans, j’avais tendance à scruter mon nez, à faire une petite fixette sur la légère « rondeur » des côtés de celui-ci, me repoudrant toutes les dix minutes pour éviter les brillances qui ne feraient qu’accentuer lesdites rondeurs… Je dois préciser que le « nez familial » est sublime (vous voyez Carla Bruni ?) et que, manque de bol, je n’en ai pas hérité. Je serais plutôt Céline Dion, époque Eurovision. Bon, pour être plus juste, je suis à mi-chemin entre l’Italienne et la Québécoise. Drôle de mélange, me direz-vous… Lorsque je tombe sur une photographie de bibi, je ne me reconnais pas et me trouve disgracieuse – pire, il me faut une bonne semaine et un kilo de chocolat pour m’en remettre. Sans exagération aucune.

Le chirurgien est sympathique, propre (c’est devenu optionnel, ma bonne dame…) et semble sérieux ; il prend le temps de m’écouter et n’est pas narcissique. Mon « alarme intérieure » ne s’affole pas. Je me sens en confiance.

Nous faisons les incontournables clichés : de face, profil gauche, profil droit, dessous du nez, dessus du nez. Puis nous les regardons sur son écran d’ordinateur. Je manque défaillir : c’est toujours, psychologiquement, aussi difficile pour moi. A cet instant, je n’ai plus de doute sur le fait qu’il faut que je résolve ce qui tend à devenir un problème, et que j’ai bien fait de venir… Les premières secondes dans son cabinet, j’avais encore un doute.

Nous sommes d’accord sur le fait que mon nez est tout à fait normal, pas repoussant du tout, mais que j’ai de petites « rondeurs » sur les côtés. J’ai peur d’avoir un nez qui s’arrondisse et forcisse avec le temps ; il me confirme que cela pourrait en effet arriver. Sans jamais me forcer la main ou m’influencer durant la demi-heure que dure notre entretien. Je lui explique que j’aimerais supprimer ces « rondeurs » et obtenir quelque-chose de plus racé, plus élégant – sans toucher ni à mon profil, ni à mes narines, ni à la longueur de mon nez – qui me conviennent parfaitement. Bien que le cabinet soit tout à fait moderne, visiblement, le docteur N. ne possède pas cette fameuse machine qui permet de se voir après l’opération via une photographie retouchée. Cela me déçoit et m’inquiète : comment être certains que nous envisageons le même nez ?! Raison de plus pour lui montrer mon « tarin idéal » : je lui balance – un poil gênée – les 475 photos de Megan Fox qui j’ai fait imprimer chez Extra film. Il ne se moque pas (visiblement, il ne sait pas de qui il s’agit…). Et m’indique que cette jeune femme, qui a subi plusieurs rhinoplasties, a probablement une peau très peu épaisse – ce qui donne ce résultat très fin et très gracieux, où l’os et le cartilage se perçoivent bien sous la peau. Je n’y vais pas par quatre chemins, je veux du concret : je lui demande si je peux, grâce au bistouri, obtenir à peu près la même chose. Je suis suspendue, coeur battant, à ses lèvres. Je précise que je ne demande pas l’impossible, hein : j’ai la même forme de visage que la playmate, les mêmes narines et le nez de la même longueur. Il me répond, et toujours sans se fendre la poire, que – pour peu que ma peau soit fine (ce dont il ne peut juger avant d’avoir « ouvert ») – on peut tout à fait avoir un rendu assez proche. Bref, les feux sont au vert ! 

Megan_Fox_2014

Le chirurgien me remet un dossier avec le devis, dont je n’ose encore prendre connaissance (et s’il me demandait le double de mon budget ?). J’apprends, étonnée, que je ne lui dois rien sur le plan financier : il ne facture jamais les conseils. Si je souhaite être opérée, je le recontacte. En sortant du cabinet, je suis presque convaincue du bienfait de cette encore hypothétique rhinoplastie. Je jette un œil au devis : 2 600 euros tout compris (frais d’hospitalisation en ambulatoire, frais demandés par le chirurgien et l’anesthésiste, plus toutes les consultations pré et post-opératoires). Ouf !mes d’accord sur le fait que mon nez est tout à fait normal, pas repoussant du tout, mais que j’ai de petites « rondeurs » sur les côtés. J’ai peur d’avoir un nez qui s’arrondisse et forcisse avec le temps ; il me confirme que cela pourrait en effet arriver. Sans jamais me forcer la main ou m’influencer durant la demi-heure que dure notre entretien. Je lui explique que j’aimerais supprimer ces « rondeurs » et obtenir quelque-chose de plus racé, plus élégant – sans toucher ni à mon profil, ni à mes narines, ni à la longueur de mon nez – qui me conviennent parfaitement. Bien que le cabinet soit tout à fait moderne, visiblement, le docteur N. ne possède pas cette fameuse machine qui permet de se voir après l’opération via une photographie retouchée. Cela me déçoit et m’inquiète : comment être certains que nous envisageons le même nez ?! Raison de plus pour lui montrer mon « tarin idéal » : je lui balance – un poil gênée – les 475 photos de Megan Fox qui j’ai fait imprimer chez Extra film. Il ne se moque pas (visiblement, il ne sait pas de qui il s’agit…). Et m’indique que cette jeune femme, qui a subi plusieurs rhinoplasties, a probablement une peau très peu épaisse – ce qui donne ce résultat très fin et très gracieux, où l’os et le cartilage se perçoivent bien sous la peau. Je n’y vais pas par quatre chemins, je veux du concret : je lui demande si je peux, grâce au bistouri, obtenir à peu près la même chose. Je suis suspendue, coeur battant, à ses lèvres. Je précise que je ne demande pas l’impossible, hein : j’ai la même forme de visage que la playmate, les mêmes narines et le nez de la même longueur. Il me répond, et toujours sans se fendre la poire, que – pour peu que ma peau soit fine (ce dont il ne peut juger avant d’avoir « ouvert ») – on peut tout à fait avoir un rendu assez proche. Bref, les feux sont au vert ! 

 

 

 



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