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Archive mensuelle de novembre 2016

Les 2 premiers mois de cohabitation

Comme je l’écrivais dans le post précédent, mon nez se mettra à dégonfler le 12 septembre… avant de gonfler de plus belle quelques jours plus tard ! Au moment même où j’écris ces lignes – nous sommes le 11 novembre – mon nez est plus fort qu’il ne l’était il y a deux mois, en post-opératoire. Pire, il est à présent asymétrique. Si le côté gauche de mon nez est à peu près « normal », le côté droit, lui, est très arrondi et dur. Je précise que ce qui me déplaisait dans mon nez initial était la rondeur des côtés. Mon profil droit, qui était parfait, est à présent objectivement moche. Mon profil gauche est moins laid, mais le « petit quelque-chose » qui faisait toute sa joliesse a disparu. Comme je l’écrivais précédemment, mon nez semble raccourci ; ma lèvre supérieure, moins ourlée. Côté sensations, je suis encore « en bois ». Bref, en quelques mots, aucun point positif à ce jour. 

Je suis désemparée. Et j’ai peur. Que de fois me suis-je retenue de pleurer, ces dernières semaines… ! Sur mes 2.600 euros, économisés mois après mois. Sur mon défunt nez – que d’aucuns comparaient, de profil, à celui de Grace Kelly. Me regarder dans la glace, c’est avoir l’assurance que mon coeur va se serrer.

giphy (4)

Mais comment cela est-il possible ?! Comment peut-on ôter du cartilage et se retrouver avec un nez qui semble avoir eu – comme on dirait du « rab de frites » – du « rab de cartilage » ?!

Naturellement, je file sur internet… Ce n’est pas parce que c’est une idée à la con qu’il faut s’abstenir ! Je lis, ici, que le cartilage peut repousser. Là, j’apprends que lorsqu’une bosse « pousse », il faut souvent réopérer. Euh… corde, ciguë, arsenic, mort aux rats ou 357 magnum ?

J’attends avec une impatience inhabituelle mon prochain rendez-vous avec mon chirurgien, que je n’ai pas revu depuis le 15 septembre. Nous sommes le 7 novembre. Il admet qu’en effet, mon nez est asymétrique. Mais me rassure (un poil) : non, le cartilage ne repousse pas ! Non, il n’a pas raccourci mon nez ! Nous prenons la série de clichés auxquels je suis à présent habituée : face, profil gauche, profil droit, etc. Nous comparons les photographies prises le 15 septembre avec celles que nous venons de prendre. Ce n’est pas une illusion : mon nez est vraiment plus large, plus rond, asymétrique. Je m’installe sur le divan d’examen ; mon nez est tripoté, observé sous toutes ses coutures. J’attends le verdict, pas fière. « Tissu cicatriciel ! » m’annonce le docteur N. 

Quésaco ? De la fibrose. Provoquée par une surproduction de collagène et de cellules du derme. Tout cela s’est mis en place deux ou trois semaines après mon opération, et s’est formé dans les espaces de décollement de la peau. Ce qui donne, à l’œil comme au touché, une impression d’œdème ou d’excroissance. Je pense que cela est dû au fait que j’avais eu, dix ans auparavant, une intervention sur cette même aile du nez (retrait d’un petit kyste). Car le tissu cicatriciel a tendance à se développer sur une zone ayant déjà subi un acte chirurgical. Le tissu cicatriciel peut amorcer une phase d’aplanissement au bout de plusieurs mois, et s’atténuer (on aura alors une cicatrice dite « hypertrophique »). Ou pas (donnant lieu à une cicatrice dite « chéloïde » – laquelle produit du collagène encore et encore). Angoisse.

evolution-de-la-cicatrisation-normale-et-des-cicatrices-pathologiques-hypertrophiques-chéloides-source-Latarjet-Echinard

La solution ? La chirurgie n’est pas indiquée, car la récidive est très probable. Alors, durant deux mois, je vais devoir masser doucement mon nez avec une simple crème hydratante – à raison de 2 massages par jour d’une minute chacun. Il s’agit d’un massage de type « drainage lymphatique », effectué avec la pulpe des doigts et allant de la pointe du nez vers le front, et des bords latéraux de la pointe vers l’angle interne des yeux. Si les résultats ne sont pas au rendez-vous, je devrais, lors de ma prochaine entrevue avec mon chirurgien, le 9 janvier prochain, subir des piqûres de faibles doses de corticoïdes dans le nez (probablement du « Kenacort »), à l’aide d’une seringue à insuline – c’est-à-dire une aiguille courte et très fine. Il faudra, alors, réitérer l’opération toutes les 4 semaines. Perspective excitante – n’est-il pas ? Les corticoïdes diminuent, en effet, le volume du tissu cicatriciel et redonnent une certaine souplesse aux tissus. Mais il existe un certain nombre de complications. Si les corticoïdes ne donnent pas le résultat escompté, il ne restera qu’a tenter… la radiothérapie !

De retour chez moi, je repars sur internet : tant qu’à faire des conneries, autant les faire comme il faut. C’est ainsi que je lis, sur le site d’un chirurgien : « [...] les massages [...] ont habituellement comme seule vertu de faire patienter l’opéré(e). »

A l’heure qu’il est, je vous avoue ne pas savoir si je peux – enfin ! – me détendre, ou si je dois vraiment m’inquiéter… Sainte Rita [patronne des causes désespérées], priez pour moi !!!

gg




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